Après des mois d’absence me voici de retour sur mon blog! Quelle fin d’année chargée…entre mes cours à HEC et un nouveau poste à la Place des Arts, je n’ai pas vu les mois passer…
Je vous propose aujourd’hui ma critique de Lipsynch (présenté jusqu’au 14 mars au Théatre Denise-Pelletier). Cette nouvelle mouture d’une durée de 9 heures est la version longue de celle présentée dans la cadre du FTA à la salle Pierre Mercure (et qui faisait déjà 5 heures!).
J’adore Robert Lepage (et ce n’est pas exagéré!), j’ai vu quelques unes de ses pièces de théatre et j’ai eu le bonheur de voir deux de ses mises en scène d’opéra: la damnation de Faust (Metropolitan opera) et le rossignol et autres fables (Toronto Opera).
Parlons tout d’abord de la longueur: 9 heures. Je n’ai pas vu le temps passer! La pièces est segmentée en 9 portraits avec 5 pauses dont une de 45 minutes vers 18h30. Je vous conseille de vous prévoir des petits en-cas et vous pouvez toujours réserver votre repas auprès du Théatre Denise-Pelletier. (très pratique si vous ne voulez pas courir à l’épicerie Metro juste à coté).
Lipsynch, c’est donc 9 histoire, 9 portraits, 9 personnages à la recherche de leurs origines dont les destins vont se croiser pour notre plus grand bonheur. Le théme principal est la voix: la voix naturelle, la voix artificielle, les langues (4 langues sont présentes: français, anglais, allemand et espagnol), l’accent, le doublage, … Bref autant de prétexte pour aborder la question de l’identité, de l’origine.
La pièce débute par l’histoire d’Ada (Rebecca Blankenship), chanteuse d’opera qui décide d’adopter Jeremy (Rick Miller). Nous allons par la suite suivre le jeune homme, devenu réalisateur, à la recherche de ses origines et de sa mère biologique. Voyageant tout le temps entre deux continents: l’Europe et l’Amérique, les spectateurs cotoient des neurochirurgiens, des animateurs radio, un réalisateur de film,…bref des magiciens du son et de l’image, à l’image de Robert Lepage!
Les changements scéniques et la polyvalence des décors sont comme d’habitude époustouflants: simples mais tellement efficaces!
Véritable work in progress, l’écriture de cette pièce s’est fait conjointement avec les 9 comédiens qui lui donnent vie: chacun a improvisé, apporté un peu de sa vie, de ses fantasmes pour donner corps à ces 9 destins.
un spectacle époustouflant, magique, à voir absolument!
Et vous, l’avez-vous vu? Avez-vous aimé?
Lipsynch
@ Théatre Denise-Pelletier
du 27 février au 14 mars 2010
pour plus d’informations, je vous invite à visiter le site internet de Robert Lepage, La Caserne
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